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chef L’ambassadeur de la musique andalouse

le Mar 22 Sep - 9:08:51
L’ambassadeur de la musique andalouse
Peu importe le succès,il s’agit d’être grand, non de le paraître.

Romain Rolandi

Fils de l’indépendance, puisqu’il est né le 1er juillet 1962 à Alger, Nacer-Eddine Chaouli s’adonne entièrement au hawzi qu’il estime être le genre musical qu’il maîtrise le mieux.




Installé depuis 1994 à Paris, l’artiste est professeur de musique au Centre culturel algérien à Paris et intermittent de spectacles. De tempérament timide, Nacer-Eddine Chaouli est un passionné inconditionnel de la musique andalouse. Cependant, il se définit comme un chanteur de hawzi avec un programme oscillant entre el araibi et l’andalous. Ayant grandi dans le quartier populaire de Belcourt, Nacer-Eddine Chaouli a eu une enfance paisible et heureuse. Il a été bercé dans les coulisses d’une famille de mélomanes et de musiciens. Son père, qui était médecin-anesthésiste, faisait partie d’un orchestre musical. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, la passion de la musique l’envahit. Ce n’est qu’à l’âge de six ans qu’il intègre l’association Fen El Adeb de Ruisseau. Il aura pour maîtres Réda Djillali et Mohamed Batriche. Pendant huit ans, il apprendra les rudiments de la musique andalouse et apprendra à se servir à la perfection de la guitare et du violon.

Poly-instrumentiste

Nacer-Eddine confie qu’il maîtrise très bien la mandoline, la guitare, le luth mais se sent, cependant, à l’aise quand il a entre les mains le violon. En 1981, il rejoint l’association El Fakhardjia où il demeure deux ans. Après il entre au Conservatoire municipal d’Alger, où Mustapha Skandrani le repère. Il voulait à tout prix le faire émerger sur la scène artistique. Ce qu’il réussira à faire sans aucun mal, car l’enfant avait déjà des prédispositions certaines pour le chant. Il fut, par la suite, membre de l’association El Andaloussia durant trois ans. En 1990, il quitte cette association pour créer son propre orchestre composé de neuf éléments. En effet, il décide de voler de ses propres ailes, aidé en cela par les conseils de ses amis qui ont étudié avec lui. Sur un ton timide, l’artiste affirme qu’il avait à l’époque commencé son initiation aux noubate et après il a été orienté vers le hawzi. « J’ai beaucoup appris sur les noubas au niveau de l’association El Fakhardjia. Mes trois écoles ont été bénéfiques pour moi, aussi bien sur le plan théorie que sur celui de la pratique. » Après avoir sorti en 1989 sa première cassette intitulée Kalbi inssani, il remet cela en lançant un deuxième produit deux ans plus tard, Sidi el aâtar. Au cours de cette même année, le ministre de la Culture lui octroie un orchestre avec qui il donne un premier concert télévisé au Palais de la culture d’Alger, suivi d’une participation au premier festival andalous à l’Institut du monde arabe à Paris et au Centre culturel algérien à Paris. En 1993, il sort son premier CD en Algérie, Ya El Belaredj. « C’est à partir de là que j’ai commencé à animer des mariages et des concerts à Alger. » L’année 1994 marquera son départ vers la France. « Pour des raisons que tout le monde connaît, j’ai dû quitter l’Algérie pour m’installer à Paris. Je faisais des va-et-vient entre Alger et Paris. Je n’ai jamais voulu rester en France, mais voyez-vous, j’habitais un quartier très chaud. En 1996, il enregistre un deuxième CD avec Zakia Kara Terki. Il tente une expérience réussie avec le maestro Amine Kouider. Ce dernier le sollicite pour un concert à l’Unesco en faveur de la paix dans le monde. Evoluant dans une formation philharmonique, il a beaucoup plus exercé ses capacités vocables. « Une nouba sous la direction d’Amine Kouider, c’est très beau. Il m’a aussi fait confiance en me produisant à ses côtés en France dans le cadre de l’Année de l’Algérie en France, au théâtre Mogador, aux opéras de Lyon et de Nice. » Nacer-Eddine Chaouli reconnaît que ses maîtres de référence, à savoir Abdelkrim Dali, Dahmane Benachour, Hadj Ghaffour, Farid Oujdi, Fadhéla D’ziria... lui ont apporté l’expérience et le travail. Il a eu la chance d’apprendre une dizaine de noubas. Il a d’ailleurs enregistré la nouba zidane avec l’orchestre de la télévision et sous la direction de Mustapha Skandrani en 1982. Le chanteur se sent à l’aise dans le genre hawzi. Ce sont justement ces grands maîtres qui lui ont ouvert la voie et qui l’encouragent aujourd’hui encore à perpétuer le hawzi.

Prolifération d’associations

A la question de savoir ce qu’il pense du travail fait actuellement par les associations musicales, il répond sur un ton navré : « Il y a une prolifération d’associations qui ne jouent pas leur rôle. Pourquoi ne pas fusionner en donnant naissance à une seule association. Il faut concentrer les énergies. Actuellement, c’est la concurrence qui prime. Chacun prétend être le meilleur. Une association dispense des noubas, des insirafette et des inkilabettes. » Poursuivant son argumentaire, Chaouli se dit scandalisé par certaines associations musicales qui forment des élèves qui chantent faux. Aucun travail lyrique n’est fait dans ce sens.

Relève assurée

Un élève commence à peine à connaître les rouages du métier qu’on le programme dans des concerts. Or, selon l’artiste, l’élève doit terminer son apprentissage jusqu’au bout. Mieux encore, il veut être payé alors qu’au temps de l’artiste, « on partait à pied pour rejoindre l’association. Quand mon père me donnait un peu d’argent, j’achetais le plus souvent des fils de rechange pour ma guitare. On ne demandait pas d’argent, car l’argent revenait à l’associaton. » Les élèves, recommande-t-il, il faut les préserver. Il faut les aider avec la correction des textes, en leur donnant une éducation musicale de qualité. Cependant, il est certain que la relève existe en Algérie. Nous avons de bons éléments avec des voix extraordinaires qui ne demandant qu’à faire leurs preuves. Il leur faut un bon encadrement afin de sauvegarder le patrimoine ancestral. Nacer-Eddine Chaouli espère revenir à l’enregistrement des 12 noubas. Il a déjà eu deux expériences avec Mustpha Skandrani en 1981, et en 1995 lors d’une émission télévisuelle en présentant la nouba h’cine. « Mon public m’a demandé de revenir vers les noubas. De plus, durant tout ce temps, j’ai fait travailler ma voix. Je l’ai enrichie par el aroubi et le hawzi. Je suis prêt à me lancer dans cette merveilleuse aventure. Je veux me lancer dans l’ enregistrement des noubas pour préserver ce que j’ai appris. C’est en quelque sorte un legs pour la génération montante. » Concernant ses différentes prestations à l’étranger, notamment à New York en 1994 et à Montréal en 2004, notre interlocuteur dira : « Je participe à ma manière pour transmettre un peu de notre culture authentique à notre communauté émigrée. » Cet ambassadeur de la musique hawzie a plusieurs projets en cours de réalisation, dont la présentation d’un best-off. Avec la sortie de son sixième CD, pour le Ramadhan prochain, il mettra à la disposition de ses mélomanes, toujours à la même période, un coffret regroupant tous ses produits. Nacer-Eddine est artiste depuis une vingtaine d’années avec dans son escarcelle cinq CD. En parfait connaisseur, il avance qu’il faut enregistrer tous les quatre à cinq ans, comme cela se fait partout dans le monde. Ce chanteur, à la voix angélique, est convaincu que sa politique est la chanson et son domaine la culture. Outre la chanson, le sport est l’un de ses loisirs préférés. Il soutient le CRB et il est un grand admirateur de H’ssen Lalmas. Les fans de Nacer-Eddine pourront se délecter de sa musique, ce soir, à 20h30 à la salle Ibn Khaldoun pour un concert-événement. Il s’agit de la sortie de son dernier album intitulé Hawzi gharnati, sorti aux éditions Soli-Music.

Parcours

Nacer-Eddine Chaouli est né le 1er juillet 1962 dans le quartier populaire de Belcourt. A l’âge de six ans, on le retrouve comme élève au sein de l’association El Fen Oua El Etareb d’Alger, sous la direction de Mohamed Boutriche. En 1981, il rejoint l’association El Fakhardjia où il demeure deux ans. Il intègre, ensuite en 1983, le conservatoire municipal d’Alger. Il est membre de l’association El Andaloussia durant trois ans avant de la quitter en 1989, pour voler de ses propres ailes. En 1989, il sort sa première cassette magnétique intitulée Ana Rabi kada Alliya. Deux ans plus tard, il récidive en lançant sur le marché national un deuxième produit Ya Sidi el aâtar. En 1993, il édite son premier CD Kaftanek Mehloul suivi en 1998 d’El Bahdja. L’année 2005 marque la sortie de son dernier album Hawzi gharnati. L’ensemble de ses produits a été édité chez Soli-Music. Il lui arrive, un peu partout dans le monde, de se produire en concerts, dont un à New York en 1994 et un autre l’année dernière à Montréal.




Par Nacima Chabani
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