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chef Si l’Histoire du Maroc m’était (re)contée…

le Mar 26 Mai - 17:24:53
Si l’Histoire du Maroc m’était (re)contée…
Fictions.

Qui n’a pas soupiré un jour sur le thème : "Ah, si on pouvait refaire l’Histoire !". Avec du talent et de l’imagination, Mohamed Berrada* la refait pour nous, selon deux scénarios originaux. Imaginons ensemble…


Et si Oufkir avait réussi…

Scénario catastrophe : le putsch de 1972 a réussi. L’avion de Hassan II est abattu en plein ciel, Oufkir s’installe au pouvoir pour une longue période de dictature sanguinaire. Le Maroc se transforme…

En 1961, Hassan II accède au trône. Il a 32 ans. Ce jeune roi, bon vivant et intelligent, agace aussi bien les politiciens socialistes, qui le trouvent trop embourgeoisé, que les militaires, qui le trouvent frivole. Un premier coup d’état échoue à Skhirat en 1971. Mais un an plus tard, la seconde tentative réussit : l’avion de Hassan II est abattu en plein ciel.
Oufkir, qui signe ce coup d’état militaire, emprisonne alors les opposant socialistes contestataires, dont Mehdi Ben Barka (exilé par Hassan II en 1963 et retourné depuis peu au pays), et assigne à résidence le prince héritier et la famille royale, dans le sud du pays. Il met en place une république marocaine
fantoche, avec à sa tête des pseudo leaders socialistes, en faisant des pantins de la dictature militaire. L’émigration des juifs vers Israël est arrêtée net et donne lieu à des drames familiaux et à des tentatives d’émigration clandestine épuisantes, souvent fatales, à travers l’Algérie, ce qui contribue à ternir l’image du Maroc à l’étranger. Des mouvements dans le nord du Maroc sont matés dans le sang, et font plus de 10.000 morts. Les généraux, véritables nababs locaux, tirent profit de leur pouvoir pour pomper les économies locales et transférer les fonds à l’étranger pour prévenir tout retournement de situation. L’élite intellectuelle et financière quitte massivement le pays pour s’installer en France, en Espagne ou en Tunisie.
En 1975, un conflit armé a lieu avec l’Espagne, à l’issue duquel l’armée marocaine se retire du Sahara, à reculons. Une intervention de la France et des états-Unis calme le conflit et établit un plan d’évacuation du Sahara Occidental, sur 5 ans. Les militaires marocains entretiennent de très mauvaises relations internationales, et le Maroc se retrouve isolé diplomatiquement.
Peu d’entreprises européennes s’implantent au Maroc, jugé instable politiquement, et l’économie patine. La population, dont la croissance n’a pas été contrôlée, atteint plus de 25 millions à la fin des années 1970. Au début des années 1980, la pression de la rue marocaine devient intenable pour le régime militaire. Les protestations violentes contre la dictature, le chômage, la misère, et la sous-alimentation se multiplient. Fès, Tétouan, Agadir et Casablanca sont secouées par des émeutes. Le Général Oufkir, qui a régné en maître sanguinaire et absolu sur le Maroc pendant plus de 10 ans, fuit en Afrique Noire, les poches pleines, laissant les caisses de l’état vides. Ben Barka, sorti de prison en héros, est porté au pouvoir par la rue. En 1982, il instaure la république démocratique marocaine. Il commence par libérer la famille royale qui, privée de l’exercice du pouvoir, décide de s’installer en Suisse.
Les premières élections sont organisées, et portent les socialistes au pouvoir pendant 15 ans. Ben Barka met en place une économie planifiée avec des plans quinquennaux. Soutenu par l’Union soviétique, son gouvernement fait la part belle aux industries publiques, aux biens d’équipements et aux infrastructures. En 10 ans, tout le pays est couvert par les chemins de fer et les routes goudronnées. En revanche, les socialistes ne prévoient pas de plan d’action pour l’eau et l’agriculture alors que le Maroc, très dépendant de la pluviométrie, l’est tout autant de l’aide alimentaire internationale. Il met également l’accent sur l’enseignement, si bien qu’en 2005, 72% de la population sait lire et écrire.
En 1987, les Sahraouis déclarent leur indépendance, forts du soutien américain. Une guerre démarre entre le Maroc, soutenu par l’industrie d’armement soviétique, et les guérilleros sahraouis, financés par les Américains. Après 5 ans de conflit et des centaines de milliers de morts, qui endeuillent beaucoup de familles marocaines, et après la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, le Maroc, en position de faiblesse, accepte un plan de partition du Sahara. Le tiers seulement du territoire revient au royaume, le reste constituant la toute nouvelle RFS (République Fédérale du Sahara). Le Maroc jouit alors d’une mauvaise image à l’étranger, n’attire pas plus de 300.000 touristes par an (dont les trois quarts sont des MRE). Les relations avec l’Algérie sœur sont excellentes. L’Algérie fournit au Maroc 80% de son énergie, à bas prix.
En 1998, L’Istiqlal, parti de droite, remporte les élections. Non qu’il ait un programme alternatif enthousiasmant… Il profite juste d’une large déception populaire après 15 ans de pouvoir des socialistes, réputés corrompus et impliqués dans de nombreux scandales de commissions occultes. L’absence de politique de contrôle de naissances mène le Maroc à plus de 70 millions d’habitants en 2005, avec des taux de chômage, de pauvreté, et de sous-alimentation élevés (plus de 10 millions de chômeurs, 35% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, la moitié des enfants sous-alimentés…). Outre des biens d’équipements de piètre qualité, le Maroc reste très dépendant de ses voisins européens, depuis qu’il a vu disparaître le soutien soviétique. L’économie, en grande partie nationalisée, est peu productive. La politique de désengagement de l’état de l’économie, nouvellement instaurée par l’Istiqlal, a du mal à porter ses fruits, peu d’entreprises internationales voulant se porter acquéreuses d’une industrie nationale aussi médiocre. La diaspora marocaine n’a pas confiance en son pays, et s’implique peu.
Le succès de l’alphabétisation n’a pas permis de générer des emplois, et des dizaines de millions de Marocains rêvent de vivre en Europe. Chaque année, 500.000 Marocains démunis risquent leur vie pour traverser la Méditerranée, et plus de 20% d’entre eux échouent, morts, sur les côtes des deux rives. La droite au pouvoir tente de libéraliser l’économie, non sans difficulté, et les multinationales commencent à s’intéresser au Maroc, à partir de 2002 pour de nouveaux investissements. La forte protection du marché intérieur fait que le mode de vie des Marocains (automobiles, électronique, électroménager, chaînes de télévision, presse…) accuse un retard technologique et culturel de 20 ans par rapport aux Européens. Ces derniers craignent le Maroc, véritable bombe humaine à leur porte.
De grands scandales financiers éclatent, et les institutions politiques, qui décevaient déjà beaucoup, sont totalement décrédibilisées.
Le prétendant au trône, Mohammed Alaoui, installé à Genève depuis la remise en liberté de la famille royale par Ben Barka en 1985, se propose de venir à la rescousse des institutions politiques marocaines à la dérive. Ce Marocain, que le peuple ne connaît pas, devient le symbole vivant de l’espoir de dizaines de millions de Marocains, désespérés par une économie au bord de la faillite. Mais que peut-il faire ? Il n’a pas de baguette magique…
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chef Re: Si l’Histoire du Maroc m’était (re)contée…

le Mar 26 Mai - 17:25:48
Et si Hassan II avait été plus éclairé…

Hassan II déjoue 2 putschs, évite la guerre au Sahara… et, après une décennie d’autocratie, comprend dès les années 70 que son seul salut est dans la démocratie et le progrès économique. Une spirale vertueuse s’amorce…

Arrivé au pouvoir en 1961, Hassan II met rapidement en place un contrôle strict de la natalité. Parallèlement, il réforme les lois de la famille, et lance un processus d’émancipation progressive des Marocaines. L’objectif est de ne pas dépasser 25 millions de Marocains en 2005. En attendant, les tentatives de déstabilisations du régime sont durement mâtées. Le socialiste Mehdi Ben Barka, opposant n°1 à la monarchie, est accidentellement tué par des barbouzes qui ne cherchaient qu’à l’intimider. Deux tentatives de coups d’état militaire échouent. Leurs auteurs (dont Mohamed Oufkir) sont exécutés. Après la Marche Verte, lancée par le roi en 1975, le Maroc préfère négocier une mauvaise paix avec le Polisario, plutôt que de se lancer dans une bonne guerre. Le Sahara est alors partagé en deux, le nord étant rattaché au Maroc, le Sud revenant à la République Démocratique du Sahara Occidental (RDSO), pro-algérienne. Des élections réellement démocratiques sont organisées en 1979, permettant aux anciens chefs politiques de l’opposition de prendre les rennes du gouvernement et d’exercer le pouvoir, sous l’œil libéral mais vigilant de Hassan II.
La politique suscite alors l’intérêt de la jeunesse, et favorise l’émergence d’une nouvelle élite citoyenne qui rêve d’arriver aux affaires. Ainsi, des jeunes talents se préparent à gérer le Maroc de demain, et à y conduire de grands chantiers de développement économique. Au début des années 1980, une émancipation de la presse et un retour sur les dérapages des années de plomb (les responsables sont jugés) permettent de réconcilier définitivement les Marocains et leur roi. Avec une politique industrielle et touristique active et une incitation forte à l’investissement étranger, le Maroc connaît des taux de croissance annuels moyens de 5% pendant 20 ans, ce qui permet l’augmentation du pouvoir d’achat de la classe moyenne, et le développement d’un marché intérieur fort. Le Maroc en croissance, jouissant d’une bonne image à l’international, devient une interface active entre l’Afrique et l’Europe.
La croissance de l’économie marocaine permet d’absorber les flux d’immigrés de l’Afrique Sub-saharienne qui viennent trouver du travail au Maroc, où il est plus facile de vivre qu’en Europe, et d’autre part, offre aux multinationales européennes une extension de marché intéressante, avec 20 millions de consommateurs ayant un pouvoir d’achat non négligeable. Casablanca devient le haut lieu de shopping des bourgeoisies africaines, venues faire leurs emplettes dans cette ville à l’européenne, plus proche et moins chère que l’Europe. Marrakech, Fès, et les autres villes impériales permettent au Maroc d’accueillir 10 millions de touristes européens, américains et japonais en 2005. Attirés, entre autres, par les palais royaux ouverts à la visite du public, les touristes participent sensiblement à augmenter le niveau de vie des Marocains, qui se rapproche de celui des Espagnols.
En 1995, les entreprises marocaines se retrouvent limitées par un marché intérieur étroit. Grâce à l’accord de libre-échange signé, cette même année, entre le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, et qui crée un marché de prés de 50 millions de consommateurs, les entreprises marocaines s’internationalisent. En 1998, l’état crée un fond de soutien aux entreprises marocaines qui veulent s’implanter à l’étranger, en finançant leur croissance internationale à des taux de 2 à 3%. Hassan II, se sentant affaibli par l’âge et rassuré par un contexte satisfaisant, décide de passer le relais, de son vivant, à son fils aîné. Le jeune roi Mohammed VI commence à régner avec un autre style, plus ouvert, plus jeune, accordant encore plus d’intérêt à l’économique et au social.
En 2005, le pari de Hassan II, lancé dès son accession au trône, est gagné : les Marocains sont moins de 25 millions. Comme prévu, les besoins proportionnels en terme d’infrastructures scolaires, universitaires, hospitalières et résidentielles, sont faibles, et plutôt bien comblés. Résultat : depuis près de 20 ans, une large majorité de la population est constituée de classes moyennes instruites, qui visent le pouvoir économique et politique. Les élites politiques en place, après plus de 20 ans d’exercice du pouvoir, laissent éclore quelques tempéraments d’hommes d’état, et cèdent volontiers leurs sièges à la génération des quadras. Mohammed VI, favorablement impressionné par les initiatives prises par ces dirigeants d’une toute nouvelle trempe, qui ont son âge, laisse le gouvernement s’autonomiser encore plus, et se consacre principalement à ce qui lui plaît le plus : les actions sociales, la représentation du Maroc à l’étranger, la gestion de l’énorme patrimoine financier hérité de Hassan II (généreusement redistribué par le jeune roi à coups d’actions de mécénat social et culturel). Et surtout, surtout, s’attelle sérieusement à l’éducation et à la formation de celui qui deviendra, dans quelques dizaines d’années, Hassan III.
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