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michelle
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chef contes et légendes du Maroc

le Jeu 30 Avr - 17:53:36
C’est l’histoire d’un négociant qui avait amassé une grosse fortune et qui avait un fils. Un jour, sur le point de mourir, il lui dit : Sois prudent, sinon ta fortune s’épuisera et tu resteras sans rien. Mais il ne tint pas compte du conseil de son père car il pensait que sa fortune était si grande que jamais elle ne s’épuiserait. Il épousa une femme, qui, quoi qu’elle demandât d’apporter tel jour, le lendemain il lui fallait autre chose. Et voilà la fortune dissipée seul Dieu est éternel !

La femme dit alors à son mari : Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans cette ville où tout le monde nous connaît. A toi de décider, répondit-il, où que tu veuilles aller nous irons.

Ils déménagèrent donc dans une grande ville et s’y installèrent. Dis-moi, demanda la femme à son mari, tu dois connaître quelques amis de ton père ici ? J’en connais, dit-il. Eh bien, il faudrait que tu ailles trouver l’un d’eux pour qu’il te donne cent miqdals et que tu me les rapportes.

Le mari se rendit chez un ami de son père, échangea avec lui le salut et lui dit : Je voudrais que tu m’avances une centaine de miqdals.

L’autre les lui donna et il les apporta à sa femme qui lui indiqua ce qu’il devait acheter comme laine et comme teinture. Quand elle lui eut bien indiqué, en détail, ce qu’il devait lui rapporter, il s’en alla chercher ce qu’elle voulait.

Elle en fit un tapis qui était une merveille et demanda à son mari : Porte le au Pacha de la ville.

Il le porta au pacha qui l’accueillit avec empressement car le tapis lui plaisait beaucoup. Il lui demanda de qui il était le fils. Le mari lui répondit et le pacha, comprenant qu’il était le fils d’un riche négociant, le traita avec largesse puis prit aimablement congé en lui disant : Que Dieu bénisse la femme qui a tissé ce tapis. Il ne lui vint pas à l’esprit que son visiteur s’attendait à autre chose. Il pensait simplement que le fils du riche négociant lui faisait un cadeau.

Et alors ? demanda la femme à son mari de retour. Le pacha, lui répondit-il, te donne sa bénédiction et te souhaite une bonne santé : tu ne seras jamais plus malade. Quant à ce dont nous avons tant besoin, il n’en a pas été question. Entendu, lui dit-elle, retourne chez l’ami de ton père pour qu’il te donne cents autres miqdals. Est-ce que tu ne vas pas bientôt me laisser tranquille ? lui demanda-t-il furieux. Va, lui dit-elle, ne te fais pas de souci : cette affaire ne concerne que moi ; elle ne te regarde plus.

Il réitéra sa démarche et rapporta les cent miqdals. Sa femme lui demanda d’aller lui chercher exactement les mêmes fournitures que la fois précédente. Le fils du négociant fit ce que sa femme lui demandait et elle fabriqua un tapis semblable au premier puis elle demanda à son mari : Porte celui-ci au cadi.

Or le cadi avait vu le tapis du pacha et lui avait demandé « Qui vous l’a apporté ? ».

Et le pacha lui avait répondu que c’était le fils d’un négociant de ses amis. Le cadi lui avait encore demandé à quel prix il l’avait acheté et le pacha lui avoué qu’il lui en avait fait cadeau Lorsque le mari apporta le second tapis au cadi, celui-ci l’accueillit chaleureusement et il lui demanda : Est-ce vous le fils de l’ami du pacha ? C’est bien moi.

Alors le cadi fut aux petits soins pour lui. Quand son hôte eut mangé et bu, il lui demanda : Qui vous a tissé ce bel ouvrage ? C’est ma femme qui l’a tissé elle-même. Eh bien, dites-lui que je lui adresse toutes mes félicitations.

Le visiteur sortit de chez le cadi, décidément ce dernier s’imaginait aussi qu’il s’agissait simplement d’un cadeau.

Et alors, lui demanda sa femme lorsqu’il rentra. Toi, tu peux remercier Dieu, lui répondit son mari, tu ne seras plus jamais malade : le cadi te donne sa bénédiction en te souhaitant une bonne santé, mais ce dont nous avons besoin, il n’en a pas été question.

Elle reprit : Il faut que tu ailles me chercher cent autres miqdals. Moi, lui répondit-il, je n’irai plus

Elle insista : Il faut absolument que tu y ailles encore cette fois.

Il alla donc et rapporta cent autres miqdals. On croyait toujours qu’il était riche, puis il acheta les mêmes fournitures qu’auparavant. La femme tissa un troisième tapis et lui dit : Celui-ci, porte-le au ministre du roi.

Or le ministre avait vu le tapis du pacha. Il lui avait demandé son prix et le pacha lui avait confié : « C’est le fils d’un riche négociant qui me l’a donné » Aussi, lorsque le mari entra avec son tapis ; il se montra fort attentionné avec lui. L’autre alors déposa son fardeau ; le ministre en fut ravi. Quand son visiteur eut mangé et bu, il lui demanda : C’est bien, comme on m’a dit, votre femme elle-même qui a tissé cette merveille ? Parfaitement, Excellence ! Eh bien ! Faites-lui tous mes compliments, dit le ministre, voilà comme on doit travailler.

Il le reconduisit aimablement, sans manifester nulle intention de lui donner quoi que ce soit. Et alors ? lui demanda sa femme à son retour. Toujours la même chose, on te bénit et on forme des vœux pour ta santé. Tu vas retourner chez l’ami de ton père pour qu’il te donne un habit de négociant. Le jour de la criée, tu ne quitteras pas le port avant d’avoir acheté la cargaison de trois navires de marchandises. N’arrête pas de renchérir jusqu’à ce qu’elle soit à toi, à n’importe quel prix. Et pour le paiement ? Va, lui dit-elle, quand tu l’auras achetée. je t’indiquerai qui devra payer.

Il partit en revêtant l’habit de négociant et, le jour de la criée, il resta sur le port à faire monter les enchères jusqu’à ce qu’il ait acquis la cargaison de trois navires. Puis il rentra chez sa femme et lui annonça : Eh bien, voilà qui est fait maintenant ! N’aie pas le moindre souci, lui dit-elle, et va chercher un endroit où décharger la marchandise.

C’est ce qu’il fit. Un jour, l’homme qui lui avait vendu la cargaison des trois navires vint le trouver pour se faire payer. Déguerpissez ! lui dit le fils du négociant. Au bout d’une semaine l’homme revint et le mari alla trouver sa femme. L’homme qui m’avait vendu la cargaison des trois navires est revenu, il ne repartira pas sans avoir reçu son argent. Ne lui donne rien ! répondit sa femme, et s’il te dit quelque chose, tu lui répondras : "Que Dieu te donne la santé !"

Quand le vendeur comprit qu’il n’aurait rien, il assigna le fils du riche négociant en justice et celui-ci à nouveau alla trouver sa femme. Va, dit-elle, accompagne-le chez le roi. Là, laisse-le présenter sa requête, puis tu diras au roi : "Pardon, Monseigneur, moi je ne suis qu’un étranger. Ce que j’ai vu les gens utiliser comme monnaie d’échange dans ce pays, je m’en suis servi pour payer cet homme." Si le roi te demande alors des explications, tu lui exposeras toute l’affaire comme elle est.

Quand ils furent arrivés chez le roi, le vendeur remit la liste de tout ce qu’il avait vendu au fils du négociant, le roi la lut et comprit de quoi il retournait. Il s’adressa à l’autre : Qu’avez vous à répondre ? Pardon Monseigneur commença-t-il moi je ne suis qu’un étranger. J’ai acheté à cette compagnie sa marchandise ; et ce que les gens de ce pays utilisent comme monnaie d’échange je m’en suis servi pour payer l’armateur.

Le roi s’adressa au demandeur : Avec quoi cet homme vous a-t-il payé ? Monseigneur, répondit l’autre, il n’y a eu aucun paiement. Je me suis présenté à lui et je l’ai prié de me régler. Il m’a dit : "Que Dieu te donne une bonne santé." Est-ce bien cela ? demanda le roi. Parfaitement, Monseigneur, dit l’autre. Et qu’est-ce que cela signifie ? reprit le roi. Monseigneur, commença notre homme, j’ai vendu un tapis au pacha de la ville, et il m’a dit : "Que Dieu vous donne une bonne santé, à vous et à la femme qui l’a tissé." J’ai recommencé Monseigneur poursuivit-il, en vendant un autre tapis au cadi ; il m’a payé avec un "Que Dieu vous donne une bonne santé, à vous et à la femme qui l’a tissé" J’en ai vendu un troisième au ministre : il m’a payé avec un "Que Dieu vous donne une bonne santé, vous et à celle qui l’a tissé !" Alors, Monseigneur, conclut-il, j’ai acheté les marchandises de cet homme avec un « "Que Dieu vous donne une bonne santé !" A vous de juger maintenant. »

Le roi envoya une convocation au pacha et une au cadi. Ils comparurent. Il fit appeler le ministre. Cet homme, demanda-t-il, vous a bien vendu des tapis ?

Ils répondirent : Monseigneur, il ne nous a rien vendu. Les tapis, il nous les a apportés sans que nous lui donnions quoi que ce soit. Alors, dit le roi, chacun de vous devra payer la cargaison d’un des navires du plaignant.
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